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Une analyse de la nouvelle formule du levothyrox diligentée par l'AFMT (l'Association Française des Malades de la Thyroïde) révèle la présence de nanoparticules métalliques : fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium, ferrochrome-aluminium !

L'ancienne formule comportait quant à elle des débris d'acier...

 

 

À l'appel de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), les « victimes » de la nouvelle formule du Lévothyrox étaient invitées à se rassembler le mercredi 2 mai devant l’Assemblée nationale, avant de se rendre au ministère de la Santé. Selon l'association, la présence de nanoparticules de métal dans la nouvelle formule pourrait avoir un lien avec les effets secondaires ressentis.

Une réunion du comité de suivi sur la crise sanitaire liée au Lévothyrox nouvelle formule s’est tenue ce mercredi 2 mai au ministère de la Santé. À cette occasion, l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) avait prévu d'organiser un rassemblement sous les fenêtres d’Agnès Buzyn. Plus tôt dans la journée, les « victimes » de la nouvelle formule étaient invitées à manifester devant l’Assemblée nationale. Pour sa présidente, Chantal L’Hoir, la crise sanitaire n’est pas terminée.

Pourtant, la ministre de la Santé a, depuis septembre 2017, diversifier l’offre de produits disponibles en France. Malgré cela, de nombreux patients continuent de s’approvisionner à l’étranger en ancienne formule du Lévothyrox (voir notre article « abonné »). Mais l'AFMT affirme qu’elle dispose d'analyses montrant la présence de métaux lourds dans la nouvelle formule du Lévothyrox.

« On met en évidence des nanoparticules avec des alliages fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium, ferrochrome-aluminium, alors que dans l'ancienne formule il y avait seulement quelques débris d'acier », indique le Dr Jacques Guillet qui a mené des analyses pour l'AFMT. Ce spécialiste de médecine nucléaire ajoute : « Pour nous, il ne s'agit pas d'affoler les gens. Des nanoparticules, on en inhale bien plus en marchant dans les rues de Paris. Et on n'a pas mis là en évidence de lien de cause à effet. »

L'avocate de l'AFMT, Marie-Odile Bertella-Geffroy, a annoncé qu'elle transmettrait ces analyses à la juge d'instruction de Marseille enquêtant sur des faits de tromperie aggravée, blessure involontaire et mise en danger d'autrui.

La réaction du Laboratoire Merck ne s'est pas fait attendre. « Qu'il s'agisse de l'ancienne comme la nouvelle formule, nous rappelons que l'analyse de l'ensemble des métaux lourds a été réalisée conformément à la réglementation en vigueur, et nous réaffirmons que tous ces contrôles se sont révélés conformes aux spécifications », souligne-t-il.

Avec l'AFP.

Source : Lequotidiendupharmacien.fr